Mystérieuse rencontre

Benjamin Charles > Blog > Sciences des mots > Poémologie > Mystérieuse rencontre

A travers les bois je marche soigneusement
L’obscurité autour de moi me remplit d’effroi
Et les nuages silencieux alourdissent la nuit froide
D’où la lune vient brièvement briller pour exister

Je dessine une seconde lune
Cachée dans un de ces nuages polymorphes
Pour qu’elle allume ma scène
Et tout devient tellement clair

Deux chênes géants au milieu de la prairie
Tissent avec des feuilles mortes des branches noueuses
Et tombent leurs déchets cachant le vaste chemin
Où les inconnus viennent se perdre

Dans leurs ombres un lac bleu se rafraîchit
Au rythme de la brise d’automne
Les insectes rugissement autour des roseaux
Qui plient sous le poids des mots

Après l’étang surgit une cabane
Remplie d’une lumière indescriptible
J’ai envie de la toucher
De marcher vers seul sans m’arrêter

Les branches tissées construisent les murs
De la cabane qui grandit à mesure que je m’en approche
Les lierres cimentent le tout
Qui semble désormais habité

A l’intérieur un vieille homme, sale
Vêtus de chiffons, de lambeaux
Son visage est fatigué
Indescriptible, intouchable, abstrait

Il tient dans ses mains le tome
D’un livre que je connais bien
Il me fait signe, m’appelle, veut que je m’approche
Mais mes pieds ne veulent plus marcher

Sa peau verdâtre me repoussent
Autant que ses cheveux hirsutes blonds
Il tournage chaque page avec ses grandes griffes
Comme si son livre était un sablier

Il me parle avec une langue que je ne comprends pas
Effrayé par son livre je tente de fuir
Mais je me rapproche sans parler
De cette présence qui m’absorbe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *