Divinité charnelle

Je perds jusqu’à la notion même d’

Dans ses beaux yeux bleus et tendres

Qui me regardent le regarder

Fixement, sans bouger.

J’y plonge ma verve salvatrice

Démons planifiant le futur colérique

J’arpente son cou couvert d’un fin duvet

Que je caresse, que je chéris, que j’embrasse.

Perdu dans les hauts des hurlements

Pendu au bout de ses mots

Tordu au milieu de ses yeux

J’admire ce qu’il m’offre à voir

Dans la clarté cristalline de son être

Diffusant une intense spectrale.

Je laisse ma raison s’y engouffrer

Fidèle renaissance des lendemains

Où chantent les déportés familiers

Être déraisonnables s’il en faut

Dans les prisons de vers décharnés.

Ma parcelle de convictions s’amenuise

Quand son secret se rétracte

À la lumière de ses sentiments

Châtiant sa cataracte.

Benjamin
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