Drapeau en berne !

« Si c’est ça -la France- moderne, ben moi j’mets moi drapeau en berne et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent ! Si tu rêves d’avoir un pays, ben moi j’te l’dis t’as plus de chance de gagner à la loterie ».
Ainsi pourrais-je reprendre aujourd’hui reprendre le refrain des Cowboys Fringants à la vue de l’état de la débâcle médiatique qu’on appelle campagne présidentielle. A grand coup de propos démagogiques les quatre présidentiables se moquent ouvertement des français censés les élire : refus de reconnaissance du vote blanc, programme incensé à en voir leur montant d’application, des propos aussi vagues qu’inconséquents, le refus d’inscription automatique sur les listes électorales etc.

D’ailleurs ces même Cowboys Fringants ajoutaient :
«  C’est ça l’problème de ma patrie, c’est qu’y’a personne pour s’indigner contre la fausse démocratie qui sert les riches et les banquiers. Dans cette contrée peuplée d’ignares, faut pas trop s’rappeler d’son histoire. Ici y’a juste les plaques de char qu’y ont encore un ti-peu d’mémoire… »

La campagne médiatique fait rage, mettant de côté tour à tour les sujets essentiels : le niveau inquiétant de l’éducation primaire, l’inaccessibilité de la qui devrait être à la base de l’identité nationale que tout le mode voudrait s’approprier, la simplification des démarches administratives etc. Finalement ces principaux thèmes que nos présidentiables refusent d’aborder ne sont que les objets qu’ont annexés les différents dictateurs qui se sont suivis dans l’histoire. En s’appropriant l’éducation ils ont supprimé la possibilité de s’exprimer, en contrôlant la culture ils se sont installés dans les esprits et finalement en complexifiant la démocratie et les fonctions de l’Etat ils ont rendus inaccessibles toute contestation de leur peuple.

Dernier exemple de ce contrôle du fonctionnement, le système des parrainages devenus cible médiatique numéro un ces jours ci. Hier, Rachid Nekkaz, 521 maires à l’appui, a du abandonner sa campagne électorale suite à de nombreuses pressions effectuées sur ses parrains. (voir ici sa réaction). J’ai malheureusement peur qu’il faille s’attendre à des débordements de plus en plus nombreux jusqu’à l’obtention officielle du nom de notre futur gouverneur… Car à défaut de partager les même idéaux politiques que M. Nekkaz, j’admire la force avec laquelle il tente, non pas d’imposer ses idées mais la façon qu’il a de concevoir la République. Notre République.https://web.archive.org/web/20161013210030if_/https://apis.google.com/se/0/_/+1/fastbutton?usegapi=1&size=medium&annotation=bubble&hl=fr&origin=http%3A%2F%2Fbenjaminlemaire.me&url=http%3A%2F%2Fbenjaminlemaire.me%2F2007-03-17-drapeau-en-berne%2F&gsrc=3p&jsh=m%3B%2F_%2Fscs%2Fapps-static%2F_%2Fjs%2Fk%3Doz.gapi.es_419.IMyelrAcMOE.O%2Fm%3D__features__%2Fam%3DAQ%2Frt%3Dj%2Fd%3D1%2Frs%3DAGLTcCNyzHq96gN-azdrFs9Q06qC2dhyNQ#_methods=onPlusOne%2C_ready%2C_close%2C_open%2C_resizeMe%2C_renderstart%2Concircled%2Cdrefresh%2Cerefresh%2Conload&id=I1_1476392448053&parent=http%3A%2F%2Fbenjaminlemaire.me&pfname=&rpctoken=20469216

Benjamin Charles

Photographe, réalisateur, consultant social media & content

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