J’accuse !

Mettons un terme à cette horrible, horripilante, et récurrente boutade de bouffeurs de pop-corn. Aujourd’hui je sors les pancartes et je met mes mots au profit cette cause : la blague du cinéma.
Remettons nous dans le contexte. Vous vous installez confortablement dans un bien sympathique. Autour de vous, les gens arrivent, certaines avec quelques mets acquis non sans extorsion de fonds préalable. Mets, qui au passage, enivrerons vos oreilles de leurs intenses et doux « scrounch scrounch » (même chez MK2, y’a qu’à voir !). La lumière baisse soudain, vos jolis yeux s’écarquillent et votre cerveau s’active afin de mieux recevoir le matraquage publicitaire qui va suivre. Après les habituels M&M’s, Française des Jeux puis quelques nouvelles ( ?) comédies romantiques à venir, c’est la fin des préliminaires. La lumière se rallume peu à peu pour marquer le temps entre les bandes annonces et le film, et la C’EST LE DRAME !
A chaque séance, sans même une exception, un (ou plusieurs) abruti, n’ayons pas peur de mots, sortira l’éternel et « acéfinihoncenva » ou « acétébien »…
Considérant les 5.302 écrans français, eux-mêmes multipliés par 4 (voire 5 des fois) séances par jours, que l’on multiplie par nos 365 jours annuels, nous arrivons à un total effrayant de près de 8 millions. C’est-à-dire que chaque année, 8 millions de fois cette ridicule maxime est répétée (bien souvent au grand damne des spectateurs qui comme moi on remarqué la cocasserie de la situation…).
Ne connaissant pas le niveau blagulaire de nos cinéphiles voisins, je préfère ne pas me lancer dans des calculs qui pourraient se faire retourner dans leurs tombes nos amis Michel et Pierre…
J’appelle néanmoins tout les spectateurs témoins de ce genre d’incident de déposer plainte auprès du commissariat le plus proche pour utilisation abusive d’ nul.

Benjamin Charles

Photographe, réalisateur, consultant social media & content

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