Allez, écris !

Je ne suis ni écrivain, ni journaliste, ni scénariste, ni lié à un métier qui nécessite l’obligation de se mettre à écrire chaque jour. Alors j’écris à ma façon et à mon rythme.
Pourtant j’entends souvent des gens dire que pour écrire un film, un livre ou en tout cas terminer une oeuvre il faudrait s’y mettre un peu tous les jours, comme une sorte de routine normée entre la météo le JT.
N’ayant pas d’autre contrainte que ma simple envie, je sais que je peux écrire ce que je veux quand je veux, mais je sais surtout que je peux pas écrire quand je n’en ai pas envie. Même si j’ai une idée. Si l’envie d’écrire n’est pas là, alors je n’écris pas. Je griffonne quelques idées et je la garde pour plus tard.

Il est vrai que j’ai plein d’histoires que je n’ai jamais terminé (encore plus que je n’ai jamais publié) et flopée de petits billets jamais achevés ici, souvent par manque de temps. Alors je me suis dit que peut-être j’étais un peu borné et qu’il faudrait suivre un peu ce conseil au lieu d’attendre que l’inspiration soit assez (trop) forte pour m’obliger à me poser et à raconter ce qui me vient.

Tous les jours pendant dix jours, je me suis forcé à écrire divers trucs, principalement sur un roman sur lequel je travaille depuis un an (sans volonté réelle de le publier un jour). Je me suis assis cet après midi pour relire ce que j’avais écrit et voir où j’en étais. Dans ma tête, l’histoire avait continué à évoluer. A chaque douche, j’imagine comment mes deux personnages se parlent, ce qu’ils vont faire, et comment ils réfléchissent. Mais les mots ne correspondaient pas à ce que j’avais imaginé. Froids et détachés, ils n’étaient qu’une suite descriptive de mots sans passion. Un documentaire au lieu d’un vrai film.

Comme souvent, j’ai du mal à revenir en arrière et à recommencer ce que j’ai déjà fait alors au lieu d’avancer, j’ai juste bloqué mon travail en l’abîmant. Et en m’abîmant un peu, au passage. J’espère (je pense) que j’aurai prochainement l’envie de réécrire sur ce livre que j’aime. Mais je le ferai quand j’en aurai l’envie et le besoin sans me soucier des conseils que chacun distille. L’ est un acte trop personnel pour qu’un autre puisse l’accompagner.

Benjamin Charles

Photographe, réalisateur, consultant social media & content

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