La fonte de l’existence
Dans la candeur de l’enfance, je m’évade
Bienheureux, dans un chaleureux couloir
Qui ne mène nulle part.
J’avance sans but dans cette atmosphère cotonneuse.
Ouatée.
Plus besoin de respirer, je vis sans rien.
L’existence coule sur moi
Une normalité banale.
J’exulte quand le couloir s’ouvre.
Une intense lumière bleutée me pénètre
Et me recouvre en entier.
Elle ma chauffe jusqu’à la fusion
Sans autre douleur que la disparition.
Je fonds sur le sol qui me recueille
Dans une flaque informelle.