La fonte de l’existence

Dans la candeur de l’, je m’évade

Bienheureux, dans un chaleureux couloir

Qui ne mène nulle part.

J’avance sans but dans cette atmosphère cotonneuse.

Ouatée.

Plus besoin de respirer, je vis sans rien.

L’ coule sur moi

Une normalité banale.

J’exulte quand le couloir s’ouvre.

Une intense bleutée me pénètre

Et me recouvre en entier.

Elle ma chauffe jusqu’à la fusion

Sans autre douleur que la disparition.

Je fonds sur le sol qui me recueille

Dans une flaque informelle.

Benjamin
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